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Carnet de Danièle Troesch

Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 09:28

 

A travers mes carnets l’année passée, vous avez pu découvrir les longues distances essentiellement à VTT. Aujourd’hui, c’est pour une deuxième saison que je propose de vous emmener à travers routes, chemins et sentiers.

La coupure hivernale qui a suivi le Roc d’Azur, dernière course de la saison 2011, n’était toutefois pas synonyme de « vélo au garage ». J’ai profité d’une très bonne arrière saison au niveau météo à la fois pour faire de belles balades à VTT dans le massif Vosgien et pour découvrir une région que je ne connaissais pas: l’Hérault, le lac du Salagou, St Guilhem le Désert

 Ballade-dans-les-vosges.JPG

Après les cyclosportives de début de saison (Les boules sud-ardêche, le Raid des Alpilles et la Corima Drôme Provençale) c'est en Belgique que je me suis rendue pendant le week-end de Pâques. Houffalize, ses passages mythiques : la fosse d’Outh, les lacets du moulin Bock… Il me tardait de découvrir ce haut lieu du VTT. Une semaine avant la coupe du monde était organisée une course par étape. Au programme : un cross court qui empruntait en partie les sentiers de la coupe du monde le samedi, un marathon le dimanche et un deuxième marathon le lundi. N’ayant jamais fait de course en Belgique, je partais un peu dans l'inconnu. Je ne connaissais pas les autres filles. A l'issu du cross-court je termine 1ère féminine avec 2 ou 3 minutes d'avance sur la championne Belge de marathon. Bonne surprise puisque par la même occasion j'endosse le maillot de leader dans la catégorie dame.

Houffalize-cross-court.jpg

Je réussi non sans mal à le garder après l’étape marathon du dimanche qui nous emmène sur une boucle de 80 km et 1500 m de dénivelé passant par Bastogne. Montées courtes, beaucoup de portions où rester dans les groupes était primordial pour ne pas perdre de temps. Les 20 derniers kilomètres seront à mon avantage avec des montées plus raides et plus longues. Je passe la ligne après 3h51.

Le lundi, nous partons pour 76 km et 1800m de dénivelé, accompagnés par le mauvais temps. Je réussi à garder ma 1èreplace au bout de 4h21 d’efforts, remportant ainsi le classement général.

Bon week-end qui m’a permis de découvrir les Ardennes, d’apprécier la bonne ambiance belge et… la Chouffe J

Salagou-3.JPGAprès un court passage dans le Morvan pour participer à la Morvandelle, cyclosportive organisée pour les enfants malades, je termine le mois d'avril au Lac de Garde en Italie : le Bike Festival, premier grand rendez-vous européen des adeptes de longue-distance. Au programme 105 km et environ 3500 m de dénivellé positif. Comme le parcourt débute par 5 km de plat puis une montée raide sur petit chemin dans les Oliviers, se placer au départ est essentiel pour éviter les bouchons, ce que j'ai bien réussi à faire cette année. Par contre, je coince dans la dernière longue montée, ce qui me vaut une 6ème place chez les dames après 5h51 de course. Si le résultat n'est pas trop mauvais car la concurrence est élevée, c'est par rapport à mon chrono que je suis un peu déçue : 12 min de plus que l'année passée... Il me manquait certainement quelques sorties plus longues avec un enchaînement de cols pour pouvoir améliorer mon temps. Espérons que la météo du mois de mai sera plus favorable.

A bientôt,

danièle

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch - Communauté : Cyclisme Masculin, Féminin
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 17:21

La fin de saison

 

27 0ctobre 2011, ma saison de VTT marathon est maintenant terminée depuis presque 3 semaines. Retour sur les 2 derniers mois…

Après le Trans-Schwarzwald, course par étape en Allemagne au mois d’Août, je me suis préparée pour l’Ultra raid de la Meije le 25 Septembre.

http://www.ultraraidlameije.fr/

C’était la première année qu’avait lieu cette course. Au programme 112 km et environ 5100 m de dénivelé. Cela promettait d’être exigeant, à la fois techniquement et physiquement.

 Le parcours  passait par les cols du Lautaret et du Galibier puis le massif des Cerces et rejoignait l’Oisans par le plateau d’Emparis. La plupart du temps au-dessus de 1800m d’altitude, l’itinéraire ne comportait presque pas de route. Montées sur pistes et sentiers, descentes sur sentiers techniques, étaient au programme.

Pour cette épreuve, je savais que je devais être prête à passer  une dizaine d’heure sur mon vélo.

BallonVosgiens.jpg

Pour m’y préparer, après les courses par étapes de cet été, j’ai participé à la cyclosportive des Ballons Vosgiens. Après 150 km et 3500 m de dénivelé je termine 2è féminine.

Ce fut la dernière sortie longue sur route avant l’échéance. Ensuite, j’ai fait des sorties à VTT plus courtes,  une grimpée chrono pour pouvoir faire un peu d’intensité et enfin j’ai participé à la finale de l’Elsass Enduro pour travailler le pilotage, la technique et les relances.

24 Septembre, nous voilà partis direction La Grave pour cette épreuve que j’attends depuis tellement longtemps. Avant d’être une course, elle représente d’abord un défi personnel. Je me retrouve dans le même état d’esprit que lors de mes premières épreuves longues distances. Malheureusement la météo en aura décidé autrement. Dans la nuit de samedi à dimanche il a plu. Le départ était prévu à 7h mais il pleuvait toujours. Une partie du parcours devait nous emmener vers le Galibier puis les Cerces, zone où seul l’hélicoptère des secours peut intervenir en cas de problème. Pour que le départ puisse être donné, il fallait que l’hélicoptère puisse décoller, ce qui n’était pas le cas à 7h.

Meije-2.JPG

Pour des raisons de sécurité, les organisateurs ont donc proposé un parcours de repli de 65 km et ont décalé le départ d’une heure. C’est évidemment avec une certaine amertume que je prends le départ à 8h, tout en sachant pertinemment que la décision des organisateurs était la meilleure. Mais ces 63 km n’ont pas été les plus simples. Les montées raides étaient d’autant plus difficiles que la pluie de la nuit avait rendu le terrain collant. Les portages étaient nombreux, les descentes techniques mais superbes. Du vrai VTT… que du plaisir. La vigilance était de rigueur pour passer les passages techniques, pour ne pas déchirer de pneus sur les ardoises. 1ère féminine, je termine le parcourt après 6h30 de vélo. Mon chrono n’a rien d’exceptionnel. Peu de filles étant inscrites, je n’ai pas cherché particulièrement à optimiser mon temps de course. J’ai profité du parcours, un peu comme si c’était une reconnaissance pour l’année prochaine en espérant que le calendrier me permettra d’y participer et que la météo sera de la partie. Quoi qu’il en soit, je remercie encore une fois les organisateurs pour cette belle épreuve et pour tout le mal qu’ils se sont donné pour satisfaire un maximum de participants.

Roc-Azur-Marathon.JPG

La saison s’est ensuite terminée au Roc d’Azur. J’ai choisi de participer au marathon le vendredi. Ce ne fut peut être pas une bonne idée, car pour des raisons professionnelles, je n’ai pu partir d’Alsace que le jeudi vers 17h. Nous sommes arrivés à Fréjus dans la nuit. Autant dire que je n’ai pas beaucoup dormi avant la course. Ensuite il a fallu récupérer les dossards le matin. Les conditions n’étaient pas les meilleures pour espérer faire une belle place, mais le Roc marathon est un parcours que j’aime beaucoup, encore plus avec les modifications proposées cette année. Je termine 7è féminine et 3è française.

Après une saison bien chargée, l’heure est maintenant au repos et aux sorties entre copains.

Danièle

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 09:40

Bonjour,

 

Fin Août, voilà maintenant un peu plus d’une semaine que je suis rentrée du Vaude Mountainbike Trans Schwarzwald, une course par étape sur 5 jours qui nous amène à parcourir environ 420 km et 9360 mètres de dénivelé.

http://www.trans-schwarzwald.com/

encore-une-belle-journ-e-derri-re-nous.JPG

Cette course peut se faire soit individuellement soit par équipe de 2. Pour ma première participation, j’ai décidé de partager cette course avec Olivier Guth mon copain.

Excepté le raid VTT Les Chemins du Soleil en 2009, jusqu’à présent, j’ai toujours participé aux courses par étapes avec une coéquipière féminine.

Une course de 5 jours en catégorie mixte est donc une première pour nous. Même si nous avons l’habitude de pédaler ensemble à l’entraînement, en course, il s’agit de mettre sa fierté de coté, d’accepter critiques aide et conseils de l’autre pour pouvoir arriver au meilleur résultat, chose pas toujours évidente lorsqu’on est en couple.

Aujourd’hui, je vous propose donc un petit résumé de ces quelques jours qui se soldent par une belle 5ème place au général sur une trentaine d’équipe mixte au départ.

Le mardi 17 août, nous nous rendons à Pforzheim en Allemagne, avec Olivier et Robert qui nous accompagnera toute la semaine. Le 6ème Vaude Mountainbike Trans Schwarzwald nous emmènera à travers la Forêt Noire, un massif montagneux du sud ouest de l’Allemagne.

 Freudenstadt.JPG

Le premier jour le départ est un peu chaotique. Le peloton est organisé en bloc : d’abord les hommes qui participent en catégorie individuelle, puis ceux qui participent en équipe et enfin les dames et les équipes mixtes. Se faufiler entre tout  ce monde n’était pas une mince affaire surtout pour quelqu’un qui n’est pas très à l’aise dans un peloton comme moi. Après 82,5 km et 1830m de dénivelé, Olivier et moi arrivions en 6ème position à Freudenstadt après 3h26 de course. Si nous avons perdu une place dans les 2 derniers kilomètres, nous étions quand même content. Cette première étape nous a permis d’avoir une idée du niveau des autres équipes engagées. A force de faire des courses à l’étranger, on connaît les coureurs, mais la donne n’est pas tout à fait la même lorsqu’on est en équipe.

 

Le 2ème jour, nous avons la chance de partir dans le premier bloc. Ce sont 62 km et 1600 m de dénivelé qui nous attendent et qui nous amènent de Freudenstadt à Wolfach. Le dénivelé n’est pas très important et par conséquent les 20 premiers kilomètres étaient très rapides. Il s’agissait continuellement d’emmener du braquet. Contrairement à l’étape de la veille, le parcourt empruntait quelques sentiers particulièrement sympa. Pour la deuxième fois, nous sommes arrivés 6ème.

La troisième étape entre Wolfach et Donaueschingen présentait 88 km et 2000 m de dénivelé. J’ai beaucoup aimé la première partie où les montées étaient plus longues. D’ailleurs à ce moment là nous étions en 4ème position. Malheureusement la fin de course n’était pas pour moi : beaucoup de plat, rouler en groupe, savoir bien se placer pour ne pas prendre le vent… A Donaueschingen nous sommes de nouveau arrivés 6ème.

sportograf-21326033_lowres.jpg

La 4ème étape était la plus longue en terme de kilomètre : 118 km de Donaueschingen jusque Murg-Niederdorf. Cette étape était digne d’une course sur route : il y avait beaucoup de portion plate sur route, de courtes montées raides, pas de sentiers. Curieusement, ça allait mieux que ce que je m’imaginais. D’un coup, après 40 km nous nous sommes retrouvés à l’arrêt en forêt. Les motos d’ouverture ne savaient plus où passait le parcours de la course. Il faut savoir que certaines portions ne pouvaient pas être balisées en avance. Le personnel de l’organisation devait donc baliser ces portions là juste avant le passage des coureurs. Nous voilà partis pour un deuxième départ. Les écarts que nous avions pu faire jusque là étaient perdus. Nous voilà donc repartis jusqu’à la prochaine pause… Et oui, quelques dizaines de kilomètres plus loin un deuxième arrêt car nous devions passer sur un petit pont. Et voilà le troisième départ, le bon cette fois ci puisque nous avons pu rouler jusqu’à l’arrivé sans interruption. C’est en cinquième position que nous passons la ligne à Murg-Niederdorf.

sportograf-21322837.JPG

La dernière étape allait de Murg-Niederdorf jusqu’au Feldberg : 62 km et 2000 mètres de dénivelé. J’appréhendais un peu cette dernière étape car celle de la veille avait laissé des traces. C’est de nouveau en 5ème position que nous passions la ligne.

sportograf-21333626_lowres.jpg

Ces 5 jours de courses se soldent par une 5ème place au classement général en catégorie mixte. Nous sommes revenus relativement contents de notre course. Le niveau des équipes était élevé. Si les 2 premières équipes étaient clairement plus fortes, peu d’écart nous séparait des 2 suivantes. Ce fut une course difficile pour moi, peut être plus difficile qu’un Transalp. Je suis plus à l’aise dans les longues montées raides. J’ai enchaîné pas mal de marathons avec du dénivelé depuis le mois de juin. Je n’ai plus l’habitude des changements de rythme et d’emmener du braquet. Rouler en groupe c’est aussi quelque chose qui est difficile pour moi. Malgré tout, j’ai beaucoup aimé ces quelques jours. L’entraide a encore une fois été primordiale. Se donner à fond et repartir le lendemain, c’est quelque chose que j’adore.

sportograf-21349200_lowres.jpg

Je regrette juste que nous ne soyons pas montés sur le podium à l’issu de l’une des étapes. Avec un peu de recul, je crois que je manquais de fraîcheur. Après le Transalp j’avais enchaîné avec des sorties VTT entre amis. Une angine début Août aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais une fois de plus l’envie a été la plus forte. Quoi qu’il en soit je sais quels sont mes points faibles et ce qu’il me faudra travailler l’an prochain si nous reprenons le départ ensemble.

Maintenant place au mois de septembre et à l’objectif de la fin de saison : l’ultra raid de la Meije.

http://www.ultraraidlameije.fr/

 

 

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 08:16

Danièle Troesch avec une coéquipière a participé à l'épreuve du Craft Bike Transalp....elle nous raconte étape par étape où elle a connu joie, victoires, conditions climatiques extrèmes, fatigue...bref on ne se lasse pas de lire son Marathon....

 

 

Bonjour,

Début Août, voilà bientôt 2 semaines que je suis rentrée du Craft Bike Transalp, une course par étape sur 8 jours qui nous amène à parcourir environ 670 km et 21000 mètres de dénivelé, par équipe de 2.

http://www.bike-magazin.de/event/bike-transalp/

Riva-copie-1.jpg

C’est une épreuve mythique qui m’a toujours fait rêver, depuis que j’ai découvert les marathons VTT. Cette année, c’est ma cinquième participation mais je ne me lasse toujours pas de cette course qui traverse les Alpes en passant par l’Allemagne, l’Autriche pour arriver en Italie. Si le parcours est dans l’ensemble relativement roulant avec des portions plus ou moins techniques, il n’en reste pas moins exigeant. Les portions de macadam alternent avec les pistes, les sentiers, du portage. Le dénivelé use les organismes mais rouler à 2 permet bien souvent d’aller au-delà de ce qu’on se croyait capable. Il ne s’agit plus d’une course individuelle mais d’une course d’équipe où l’entraide est primordiale.

dolomite-1.JPGAujourd’hui, je vous propose un petit résumé de cette semaine, ponctuée de 3 belles victoires d’étapes et une 2èmeplace au général.

C’est donc le vendredi 15 juillet que je me rends à Mittenwald, dans le sud de l’Allemagne, avec Olivier et Thomas qui nous accompagneront toute la semaine. Nous voilà à la veille du départ du 14èmeCraft Bike Transalp. Le parcours passe par Weerberg et Mayrhofen en Autriche, puis Brixen en Italie. A partir de là, direction Les Dolomites via les stations de St Vigil, Alleghe et San Martino di Castrozza. Trento sera l’avant dernière étape avant de rejoindre Riva del Garda et le Lac de Garde.

 

Le premier jour après 95 km et 2336m de dénivelé, Natascha (ma coéquipière) et moi arrivions à la première place à Weerberg. Nous ne nous attendions pas à ça, car nous étions longtemps 2èmes. Notre satisfaction n’en était que plus grande, d’autant plus que nous prenions alors le maillot de leader.

mailot-de-leader-pdt-les-3-premieres-etapes.jpg

2ème jour, départ en première ligne, en compagnie des leaders des autres catégories. Ce sont 69 km et 2911 m de dénivelé qui nous attendent. Si dès la première montée, nous étions en tête, il ne s’agissait pas de se reposer pour autant. L’écart avec la deuxième équipe féminine n’était pas très grand. C’est la dernière montée relativement raide qui nous a permis de conforter notre avance. Ainsi nous arrivions à Mayrhofen à la première place.

La troisième étape de Mayrhofen à Brixen paraissait relativement simple : une montée pour arriver au Pfitscherjoch à 2232 m d’altitude soit environ 30 km sur route puis chemins et sentiers et ensuite une descente d’environ 60 km pour arriver à Brixen. C’est la météo qui est venue modifier un peu la donne. Départ sous la pluie et neige au Pfitscherjoch !!! Peu après le départ, je perds ma coéquipière. Difficile de savoir où elle était : devant ou derrière moi. Difficile aussi de reconnaître quelqu’un, tout le monde se ressemble avec les vêtements de pluie. Quand je l’ai enfin aperçu, elle n’allait pas bien : difficulté à respirer. Elle a des problèmes d’asthmes qui s’aggravent avec l’humidité et le froid. Finalement nous sommes arrivées 2ème. Au général nous n’avions plus que 30s d’avance sur la deuxième équipe féminine. Conserver le maillot de leader sera certainement compliqué, mais pouvoir déjà le porter pendant 3 étapes c’est super.

Mayrhofen.jpg

 

Au 4ème jour, la météo était de nouveau bien meilleure. Au programme 72 km et 3454m de dénivelé. L’étape n’était pas facile. Heureusement que ça allait mieux que la veille. A l’arrivée à St Vigil, nous étions à nouveau 2ème. Dommage que la dernière montée n’ait pas été plus longue car nous revenions sur la première équipe féminine.

 

C’était un peu le calme avant la tempête…

 

 Au départ de la 5ème étape le mauvais temps s’est de nouveau invité. Pluie à San Vigil, neige au Limojoch à 2200 m d’altitude. Au premier poste de ravitaillement, on nous a averties que la course serait arrêtée à Cianzope au kilomètre 48 pour des raisons de sécurité. Ce fut certainement la meilleure solution. Il faisait déjà tellement froid dans la première descente. La dernière montée devait nous emmener au Rifugio Averau à 2417 m d’altitude. Nous étions soulagées et un peu déçues de ne pas avoir eu plus de chance au niveau météo car nous nous étions réjouies pour la fin de l’étape : nous devions emprunter un sentier de 16 km…Ce jour là, nous faisions parti des privilégiés. Olivier et Thomas nous attendaient en voiture pour nous emmener à Alleghe. Beaucoup de VTTistes ont du continuer sur la route en passant par un col le Falzarego pour rejoindre Alleghe. Pas facile quand on a déjà froid…

 

arriv-.JPGLa 6ème étape est certainement l’un de mes meilleurs souvenirs. Nous avions toutes les 2 de bonnes sensations. 73 km et 3156 m de dénivelé, un début d’étape « casse patte » avec beaucoup de montées courtes et raides. Après le San Pellegrino les montées deviennent plus longues et au Passo di Lusia nous sommes à nouveau en tête. Dans la dernière montée nous avons encore réussi à augmenter notre avance et nous passions la ligne d’arrivée en première place avec juste 2 min de retard au classement général sur les premières. Tout était encore jouable.

Malheureusement la 7ème étape n’était pas pour nous : 122 km und 2600 de dénivelé avec beaucoup de portions plates. Nous sommes arrivées 2ème à Trento quelque peu déçues du tracé qui s’apparentait plus à une course sur route !!!

 San-Martino-arriv-.JPG

La dernière étape est toujours particulière voire stressante : ne pas prendre de risque pour ne pas chuter, ne pas avoir de soucis mécaniques, ne pas perdre de temps… Départ à nouveau sous la pluie mais à Riva del Garda le soleil nous attendait. Nous sommes arrivées 2ème et terminons également 2ème au classement général.

destination-finale-Riva-et-le-Lac-de-Garde.jpg

Sacré semaine. C’est la première année où, chez les féminines, jusqu’au dernier jour tout était encore possible pour le classement général. C’est aussi la première fois où la victoire était si proche. Une petite pointe de déception est inévitable même si je sais que nous avons fait de notre mieux.

Un grand merci à Olivier et Thomas pour leur aide : mécanique, massage, ravitaillement... ils ont vraiment assuré à tous les niveaux. Nous n’avions qu’à pédaler…

Le retour n’a pas été facile. Je m’habitue facilement au rythme d’une course par étape. Par contre, retrouver son quotidien après avoir passé près de 37h sur un vélo est un peu plus compliqué… Place maintenant à un peu de récupération, car la prochaine course par étape se profile déjà à l’horizon.

 Ce sera le TransSchwarzwald auquel je participe avec Olivier en équipe mixte à partir du 17 Août. Et voilà le lien pour ceux et celles qui auront envie de suivre les étapes.

http://www.trans-schwarzwald.com/

 

 

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 10:56

Berra.jpgUn peu d'évasion avec Danièle Troesch qui a participé à des épreuve de VTT hors norme....Malgré la fatigue, les difficultés, Danièke garde le moral et regarde l'avenir....Je vous laisse lire son carnet et surtout ses exploits physiques et moral....

Bonjour,

Mi - juillet : me voilà à la veille du départ pour Mittenwald, situé dans le sud de l’Allemagne. Samedi a lieu la première étape du Craft Bike Transalp, une course par étape de VTT qui consiste à traverser les Alpes depuis l’Allemagne pour arriver au Lac de Garde en Italie. Cela représente environ 670 km et 21500 m de dénivellé. Avant de parler de cette course qui sera l’objet de mon prochain carnet, revenons sur le mois de juin.

Mont-Blanc-depuis-Meg-ve.JPG

Un mois un peu compliqué : gérer à la fois le travail, les révisions pour les épreuves du concours de professeur des écoles et le vélo n’était pas de tout repos. Les périodes de récupérations n’ont pas toujours été optimales mais l’envie de pédaler est restée la plus forte.

Après le week-end passé dans le Cantal, je suis partie en Allemagne. Le Merell Oxygène devait être une bonne préparation pour les marathons du mois de juin. Malheureusement tout ne fonctionne pas toujours comme on l’aimerait.

Black-Forest-remise.JPG

Le 12 juin c’est à Willingen, une station de ski de moyenne montagne dans la partie nord ouest de l’Allemagne, que je me suis rendue. En ce week-end de juin avait lieu le Bike Festival. Comme en Italie au mois de mai, il s’agit d’un évènement qui regroupe à la fois, VTTistes freeriders, randonneurs, et adeptes du marathon. Pour les marathoniens, plusieurs parcours étaient proposés : 51 km, 95 et 122 km avec respectivement 1626 m, 2908 m et 3751 m de dénivelé. Il était possible de choisir au fur et à mesure de la course la distance que l’on souhaite faire en fonction de son état de forme et pour une fois j’en étais bien contente. J’ai compris dès le départ que la forme n’était pas là. Malgré tout, j’espérais que ça irait mieux. Les sensations de début de course ne sont pas toujours très révélatrices, surtout quand le départ est donné à 7h30. Alors qu’initialement je partais pour 122 km, je me suis rabattue sur le 95 km. Je n’ai jamais autant souhaité qu’une course se termine. C’est avec un grand soulagement que je passe la ligne d’arrivée, à la 12ème place, loin des filles avec qui j’ai l’habitude de rouler. Une course que je préfère oublier…

 

arriv-e-Black-Forest.JPGMais pas trop le temps de cogiter sur un échec, voilà déjà la Black-Forest qui se profile à l’horizon. Encore une course qui a lieu en Allemagne, cette fois dans le massif de la Forêt Noire. 117 km et 3150 m de dénivelé. Si le parcours ne présente pas de difficultés techniques, cette année c’est la météo qui s’est chargé de durcir la course. Le froid, la pluie, la grêle et le vent ont été mes fidèles compagnons pendant plus de 6h de course. Des gestes simples comme changer de vitesse, prendre une gourde… devenaient compliqués car le froid rendait les doigts insensibles. Quelle satisfaction de passer la ligne d’arrivée dans ces conditions là. Quelle satisfaction surtout d’avoir à nouveau pu faire la course et accrocher une 3èmeplace. Quelle ambiance aussi, malgré la météo peu clémente. Des spectateurs étaient à plusieurs endroits du parcours pour encourager, notamment à dans une des montées les plus raides ou un speaker encourageait chaque coureur. Autant dire qu’on se sent pousser des ailes… Les Allemands savent y faire…

 vers-la-Berra.jpg

Le dernier week-end de juin, c’est en Suisse que je me suis rendue. Pour la première fois avait lieu la Bergi-Bike. Le départ était donné à Fribourg. Nous empruntions la magnifique crête Cousimbert - Berra puis passions par la plus grande et plus haute colline du canton de Fribourg, le Gibloux pour enfin arriver à Bulle après 73 km et 2800 m de dénivelé. Après 4h33 d’efforts je passe la ligne, 1èreféminine. Rien que du plaisir : parcours varié avec route, chemins et sentiers. Pour une première organisation, il n’y avait franchement rien à redire. Voilà un évènement qui vaut le détour.http://www.bergibike.ch

Ma dernière course avant le Transalp fut une cyclosportive dans les alpes début juillet : la Jean PierreBlack-Forest.JPG Papin. Le parcours m’a permis de découvrir certains cols de Savoie : col de Plaine Joux, le col de la Ramaz, et puisque l’heure des vacances scolaire a sonné, j’en ai profité pour rester quelques jours sur place et faire un peu de volume. Au programme : col de Joux Plane, Joux Verte, l’Encrenaz, le Praz de Lys, la Colombière, la Croix de Fry, les Aravis…

Maintenant, il ne reste plus qu’à patienter jusqu’au départ du Transalp…

A bientôt

danièle

 

 

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 16:01

Bonjour,

 

Beaume-Drobie.jpgAlors qu’au début du mois de Mai je vous proposais une escapade au Lac de Garde en Italie, cette fois-ci c’est sur les routes de l’Ardêche puis sur les sentiers du Cantal que vous emmènera ce carnet.

Varier les disciplines, rien de tel pour ne pas tomber dans la routine et la lassitude. Le mois de mai était pour ma part bien varié : course longue distance en Italie puis en Allemagne, enduro en Alsace et pour terminer une cyclosportive en Ardêche. Fin du mois de mai, avec mon copain nous avons décidé sur un coup de tête d’aller participer à la Beaume Drobie, une cyclosportive au départ de Valgorge en Ardêche. Au programme 135 km et 2300 mètres de dénivellé.

Le départ a été donné à 10h. J’ai compris assez rapidement que j’allais faire une bonne partie de la course avec Karine Saysset. Alors que j’arrivais à être devant dans les cols, elle ne tardait jamais à revenir dans les parties où il fallait emmener plus de braquet : un de mes points faibles. En temps que VTTiste, j’ai bien plus l’habitude de mouliner. Rouler ainsi avec elle, savoir qu’elle n’était jamais bien loin était super motivant. On essaie de ne rien lâcher, de rester dans les groupes, de prendre des relais… C’est en montant vers Beaumont que j’ai eu d’un coup l’impression de ne plus avoir de force. Les derniers kms ont été difficiles, et c’est avec environ 2 min de retard que je passe la ligne. Ce fut une très belle course : un parcours magnifique, une météo parfaite et surtout une excellente organisation qui a gâté tous les participants en offrant à chacun des produits locaux et un repas. Un grand merci à tous les bénévoles qui se sont démenés pour nous offrir une journée comme celle-là. C’est vraiment une course qui vaut le détour : http://beaume.drobie.voila.net/

Ce week-end en Ardêche fut de courte durée puisque qu’il nous a fallu rentrer tout de suite après la course.

 

Notre club organisait en Alsace une course VTT à laquelle nous voulions participer.

chemin-plomb-du-cantal.jpgCe n’est pas par hasard que nous avons choisi d’enchaîner le même week-end une longue distance et un cross court. Ce fut un très bon entraînement pour le Merell Oxygène qui a eu lieu pendant le week-end de l’Ascension au Lioran, station du Cantal. Nous avons choisi de participer à l’Oxygène Série VTT : il s’agissait d’enchaîner un prologue de 3,3km le jeudi, avec au choix un marathon de 86 km ou un cross de 55 km le vendredi et le dimanche une course d’enduro. Nous sommes arrivés le mercredi soir après plus de 7 heures de trajet. La météo n’était pas fameuse : 5°C, de la pluie, du vent…

Jeudi matin le prologue :

 Il s’agit de s’élancer sur une boucle de 3,3 km. Le départ est individuel. L’effort est court et intense. Tout ce dont je n’ai plus l’habitude puisque mes courses sont d’habitude bien plus longues. J’avoue que je n’ai pas pris cette épreuve très au sérieux. Je suis simplement aller faire tourner les jambes puis j’ai pris le départ. Malgré tout j’ai eu le 4ème temps, ce qui m’a valu une place en finale en fin d’après midi où je prends la 3ème place, relativement contente puisque j’arrive à améliorer mon temps de 40 s.

La course du vendredi correspond bien plus à ce que j’aime : au programme 86 km et 2950 m de dénivelé. Le départ est donné à 8h. Nous quittons la station par une bonne grimpette qui permet déjà d’étirer le peloton. S’en suit une descente d’abord roulante puis agrémentée de quelques sentiers ludiques en sous bois. La deuxième montée emmène les VTTistes vers Laveissière puis le col de la Molède. Vient ensuite certainement une des plus belle partie du parcours : la troisième montée, celle qui permettra d’arriver au col du Prat de Bouc puis au Plomb du Cantal qui culmine à 1855 m.

Mes sensations jusqu’à ce moment là étaient relativement bonnes. J’avais choisi de ne pas partir trop vite car nous étions prévenus : les 25 derniers kms étaient vraiment exigeants. A partir du Plomb du Cantal, le parcours continue sur un sentier sur les crêtes. Hors course, ce sentier permet de jouir d’un panorama exceptionnel sur les massifs du Cantal, mais il faudra revenir pour en profiter car pendant la course mieux valait rester vigilant. Arrive enfin une longue descente : la voie romaine. Celle-ci est variée : à la fois roulante par endroit, technique, ludique avec quelques sentiers en sous bois. Mais le parcours n’est pas encore terminé puisqu’il s’agit de s’attaquer à la dernière difficulté du jour qui n’est pas la moindre : 1000 m de dénivelé sur les 20 derniers km. Si la vue sur le Puy Griou permettait d’oublier la fatigue mieux valait en avoir encore sous la pédale, car non seulement les pourcentages en montée dépassaient par endroit les 20% mais nous évoluions souvent sur des terrains sans rendement : herbe, pâturage… Après 6h10 de course, je passe la ligne d’arrivée en temps que 1ère féminine. SDC10283.JPG

 

Le samedi était censé être un jour de repos pour les participants de la série Oxygène VTT. Pour ma part, j’ai choisi de participer à la course VTT de 25 km ce qu’ont d’ailleurs fait la plupart des VTTistes. Le profil du parcourt était simple : une descente et une montée. Faute de concentration je chute dans la première descente j’arrive quand même à assurer une deuxième place avec environ 3 min de retard sur la 1ère. J’étais relativement satisfaite car les sensations n’étaient pas trop mauvaises malgré une course de 6h la veille ce qui est plutôt rassurant pour le Transalp VTT du mois de juillet.

Le week-end touche bientôt à sa fin. Le Dimanche a lieu la dernière épreuve qui compte pour la série Oxygene VTT. Il s’agit d’une course d’enduro composée de 5 spéciales chronométrées à profil descendant et de liaisons non chronométrées qui permettent de pédaler tranquillement, de profiter des beaux points de vue et surtout de discuter avec les autres participants. J’ai longtemps hésité par rapport au choix du vélo : soit mon vélo de cross plus léger pour ne pas être pénalisée dans les relances, soit mon vélo d’enduro pour bien profiter des descentes quitte à perdre un peu de temps dans les quelques portions de montées. J’ai finalement opté pour la deuxième solution.

Départ en téléphérique pour arriver au Plomb du Cantal vers 8h. Le sentier sur les crêtes nous permettait de rejoindre le départ de la première spéciale. Malheureusement, cette première spéciale s’est faite dans le brouillard, ce qui m’a valu quelques surprises notamment une remontée à laquelle je ne m’attendais pas… et voilà quelques précieuses secondes de perdues.

puy-griou-002.JPGPour la deuxième spéciale, c’est une chute en arrivant un peu trop vite dans une ornière qui me fait perdre du temps. A croire que je n’étais pas bien réveillée !!!

La troisième spéciale est quant à elle bien courte et se termine par une remontée qui m’a bien fait mal aux jambes. La liaison qui nous conduisait à la 4ème spéciale permettait d’admirer le paysage puisqu’elle se faisait partiellement sur un télésiège.

La 4ème et la 5ème spéciales étaient essentiellement en sous bois, sur des sentiers avec pierres et racines. Je n’étais pas mécontente de passer la ligne d’arrivée car la fatigue surtout dans les relances se faisait sentir. A l’issue de l’enduro je monte sur la 3ème marche du podium. Les points accumulés lors du prologue, du marathon et de l’enduro m’ont permis de gagner le challenge VTT.

Ce week-end a été l’occasion non seulement de pratiquer différentes disciplines du VTT, de découvrir une nouvelle région mais aussi de retrouver des coureurs que j’apprécie. On ne remerciera jamais assez les bénévoles sans qui il ne serait pas possible d’organiser de tels évènements.

A bientôt

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 07:00

Bonjour,

 

Marathon.JPGAprès une escapade à Pâques sur routes dans les Monts du Lyonnais lors de la Scott 1000 bosses suivie d’un relais 4h VTT le lendemain (vive les week-end prolongés…) c’est en Italie que vous emmènera ce carnet.

Le week-end du 1er Mai, je suis allée au Lac de Garde. C’est un lac des Alpes Italiennes, certainement l’un des plus grands du pays. Il est situé à mi chemin entre Venise et Milan. Plus exactement c’est à Riva del Garda que je me suis rendue jeudi dernier avec un copain qui ne connaissait pas la région.

Une fois sur place, difficile de résister à l’envie de lui montrer les sentiers et certains de mes endroits préférés : Ponale Strasse, punta Larici, Passo Rochetta… et nous voilà en selle pour 2h30 de VTT à travers l’un des massifs bordant le lac. Le lendemain, nous sommes repartis pour voir le début du parcours du marathon auquel nous allions participer le samedi.

Effectivement, ce n’est pas simplement pour découvrir le coin que nous sommes allés là-bas. En ce premier week-end de Mai a lieu le Bike Festival : 1er évènement qui regroupe à la fois, VTTistes freeriders, randonneurs, et adeptes du marathon. C’est aussi le 1er rendez-vous qui rassemble les meilleurs VTTistes marathoniens d’Europe.

L’évènement ressemble un peu à un mini Roc d’Azur. Pas de quoi s’ennuyer entre les démonstration de trials, de four-cross, les parcours balisés destinés à ceux qui souhaitent découvrir le coin sans faire de course. Se promener dans les allées du salon permet de voir les marques présenter leurs vélos qu’il est d’ailleurs même possible de tester.ponale-strasse.jpg

Le départ pour le marathon samedi matin est prévu pour 7h45. 4 parcours sont proposés : Ronda Facile 28 km et 596 m de dénivelé pour lequel il faut s’inscrire à part, Ronda Piccola (53 km et 1659 m de dénivelé), Ronda Grande (86 km et 2705 m de dénivelé) et Ronda Extrema (105 km et 3561 m de dénivelé). La particularité est que pour les 3 derniers parcours tout le monde part ensemble. Il est possible de choisir au fur et à mesure de la course la distance que l’on souhaite faire en fonction de son état de forme. Pas évident de savoir pendant la course à quelle place on se situe. On ne sait pas quel parcours vont choisir les autres concurrents, à moins d’avoir quelqu’un aux bifurcations, qui est susceptible de compter les personnes qui passent.PassoRocchetta-la-descente.jpg

En ce qui me concerne, j’avais choisi de faire le grand parcours. Le départ a été difficile pour moi. Les 5 premiers km sont plats, sur route, et ça part très vite. Pour avoir participé déjà plusieurs fois à cette course, je savais qu’il fallait essayer de rester dans les roues pour ne pas perdre trop de place. En effet, après cette première portion de route, on emprunte un chemin bien plus étroit qui grimpe dans les vignes à des pourcentages de l’ordre de 20% En n’étant pas bien placé, on est pris dans les bouchons et on perd rapidement beaucoup de temps. Dans l’ensemble le parcours est très roulant. Il ne présente pas de difficulté technique particulière même si cette année, il valait mieux rester méfiant : la pluie de la nuit a rendu certains sentiers glissants. Les 105 km ramenés à 100 km suite à une modification de dernière minute, présentent essentiellement 2 longues montés : l’une dès le départ de l’ordre de 15 km, et l’autre à partir du km 70 également d’une quinzaine de km. Entre temps, se succèdent des montées de 2 à 5 km, plus ou moins raides et bien usantes. Et quand la course punta-Larici.jpgcommence à être difficile, ce sont de beaux points de vues sur le lac et des passages entre les oliviers qui permettent de se changer les idées.

C’est au bout de 5h39 que je passe la ligne d’arrivée, en 6ème position derrière Sundstedt Pia, Sally Bigham, Elisabeth Brandau, Arielle Boek-van Meurs et Katrin Schwing. Ce n’est pas une place sur le podium mais je suis quand même satisfaite de ce résultat, ceux d’entre vous qui connaissent le niveau des filles comprendront. Ce n’était certainement pas l’idéal de rouler pendant les 2 jours précédents cette course, mais le contraire n’aurait pas changé grand-chose. L’envie de profiter de la région a été la plus forte… sans regrêt.

 A bientôt.

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 16:52

Suite à l'interview de Danièle, vous étiez nombreux et nombreuses à retourner lire la page. j'ai convié Danièle à nous faire vivre sa saison de VTT Marathon et toutes ses aventures autour de beaux paysages et d'exploits sportifs de sa part.

Aujourd'hui, Danièle nous propose son premièr Carnet que je vous invite à lire sans modération.

 

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A travers ces carnets, vous aurez l’occasion de découvrir une discipline peu connue en France : le VTT marathon. En comparaison au VTT cross country, le marathon est un parcours de longue haleine dans la mesure où celui ou celle qui s’y engage peut être amené à passer un certain nombre d’heure sur le vélo.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m’appelle Danièle Troesch. Au Roc d’Azur 2010, Mireille Robin m’a proposée de faire une interview. J’ai vraiment été surprise, encore plus lorsque suite à cette interview, Nath Lecourt me propose de rédiger des carnets. Le marathon n’est pas franchement valorisé en France et je doutais que cela puisse intéresser des lecteurs. Voilà peut être l’occasion de donner à quelques uns l’envie de se lancer. Je vous propose donc au fil de la saison de découvrir des courses, en France, en Allemagne, en Italie… et de vous faire partager ce qui me tient le plus à cœur : les courses par étapes. Certains d’entre vous seront peut-être surpris. Je ne suis pas de plan d’entraînement. Exceptées les courses par étapes, pour lesquelles il faut s’inscrire assez tôt, je choisis les autres courses plus ou moins au jour le jour, en fonction de l’envie. J’aime varier les plaisirs pour ne pas tomber dans la monotonie : enduro, cyclosportive, course VTT en relais

 

1212760398 104Je fais partie du Team Allemand Fiat Rotwild depuis 2007. Grâce à eux, j’ai eu l’occasion de participer à la fameuse Cape Epic, plusieurs fois au Transalp VTT et au Transgermany. Des rêves qui sont devenus réalité…

 

Cette année la saison a commencé depuis fin février. Les premières courses m’ont emmenée sur les routes d’Ardêche lors de la cyclosportive les Boucles Sud Ardêche, sur celles de la Drôme (Corima Drôme Provençale) et aux abords des calanques à Cassis avec le Raid Offroad. C’est le 16 avril qu’a eu lieu cette année le championnat de France marathon à Laissac. Un peu tôt dans la saison pourrait-on dire. Je crois que je préférais que ce soit ainsi. L’an dernier, à Ornans fin septembre j’étais bien fatiguée. Enchaîner les courses longues distances à VTT est usant et comme j’ai du mal à lever le pied, mes fins de saisons sont toujours un peu difficiles. A Ornans, je n’avais pas terminé la course. Fatiguée et certainement aussi préoccupée par les épreuves du concours de professeur des écoles qui devait avoir lieu 2 jours après la course. Je crois que ça faisait tout simplement trop en même temps.

 

196533_1766917767500_1075830788_1920330_7904935_n.jpgCette année, il me tenait à cœur de terminer ce championnat, pour ne pas avoir de regret. Je savais que le temps de course se situerait aux alentours des 4h, ceux qui choisiront de suivre ma saison se rendront compte que ma préférence va vers les parcours plus long. J’aime quand les courses se font à l’usure, quand c’est le mental qui donne la force de pédaler. Deux semaines avant l’épreuve, j’ai donc décidé de raccourcir mes sorties et de travailler de façon plus intensive. Participer à une course d’enduro m’a ainsi permis de travailler les relances de façon ludique. J’ai ensuite enchaîné avec une course interrégionale de cross country. Malgré tout, le jour même les jambes étaient lourdes. Quoi qu’il en soit, je termine 3èmede ce championnat, sans regret. Si la deuxième place était accessible avec de bonnes sensations, la première ne l’était pas cette année. Peu importe, entendre la Marseillaise sur le podium fait toujours plaisir et le bronze est aussi beau.

Mon prochain carnet vous emmènera en Italie, sur les chemins du Lac de Garde.

 

L'Interview de Danièle : http://courses.femininesassociees.over-blog.com/article-daniele-troesch-une-vetetiste-integre-et-discrete-66403819.html

 

Par CFA - Publié dans : Carnet de Danièle Troesch
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