Interviews

Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 20:02

- Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour, je suis Mélanie BRAVARD, je vais avoir 22ans le 13 Avril, licenciée à la Vélophile Naintréenne (Poitou-Charentes) et membre de l'Equipe de France espoirs. Ma passion pour le cyclisme m'a été transmisse par ma famille. Mon père fait du vélo, ma mère a fait du vélo, mes oncles, grand-père et cousins sont passés par là également. Mais aussi ma petite sœur, Charlotte, fait du vélo. Donc comment éviter ce virus ?
Je suis diplômée de l'IUT Gestions des entreprises et administrations, obtenu en Juin 2008. Pour cette année 2009, je me fais une année sabbatique et souhaite reprendre mon cursus universitaire en licence professionnelle management du sport à la rentrée prochaine.

Mélanie Bravard - Cholet 2009 - Photo Gwénaëlle


- As-tu conscience d'avoir vécu un moment « historique » car participer au 1er tour cycliste féminin du Qatar, dans un pays islamique relève du surréalisme ou d'une vraie ouverture pour les droits des femmes dans ces pays ?
A vrai dire, je ne considère pas que j'aie vécu un moment « historique ». Je pense tout simplement que le cyclisme féminin prend une nouvelle dimension, un bouleversement des mentalités, un côté plus « pro ». Ce n'est pas plus mal, c'est même satisfaisant.
De plus, le Qatar essaie de développer le sport par le biais de création d'académie sportive, ouverte aux femmes et hommes. On a pu ressentir que les Qataris cherchent à transmettre d'autres valeurs par le sport.


- Comment avez-vous été accueillies tant du côté organisation que du côté public ?

On a été très bien accueilli, rien à dire. On a été pris en charge par les organisateurs dès notre arrivée. Franchement, c'est bien la première fois que je vois ça et c'est très plaisant. On n'a pas eu de souci à se faire concernant les hébergements, nos transferts de bagages. C'était très pro. D'ailleurs, je remercie la société ASO et la Fédération de Cycliste du Qatar pour cet accueil et cette organisation.
Ensuite concernant le public, il n'y avait pas grand monde mais pas mal de médias vu que c'était un grand évènement au Qatar. Mais je pense que pour les Qataris, voir des femmes sur un vélo c'était l'une des premières fois pour eux, donc ils étaient surpris.


- Tu as démarré ta saison plus tôt que d'habitude : comment s'est déroulé ce tour sur le plan sportif ? Penses-tu que ça peut changer ta préparation ou tes objectifs pour le restant de l'année ?
Le fait de recommencer ma saison plutôt m'a permis de mieux me concentrer durant l'hiver et de prendre confiance en moi plutôt aussi. Et donc d'envisager plus d'objectifs.
D'autant plus que cette année j'ai fait le choix de rester en individuelle pour envisager plusieurs sélections en Equipe de France (Coupe(s) du Monde, Championnat d'Europe...) et de faire un programme de courses plus équilibré, plus adapté. Ce qui me permet d'accumuler des plus grosses charges de travail et de garder des plages de récupération nécessaires.
De plus, vu que c'est ma dernière année, en catégorie espoir, j'ai vraiment envie de ne pas passer à côté de mes objectifs comme le Championnat de France route, la sélection au Championnat d'Europe mais aussi de bien figurer lors des sélections Équipe de France (afin d'accomplir au mieux mon rôle).


- Ne penses-tu pas que la réussite de cette épreuve repose sur le fait qu'elle est accouplée au tour du Qatar hommes ?
Il est vrai que la réussite de ce tour du Qatar féminin est associée à celui des hommes, mais il faut savoir que c'est la 2nde femme de l'Emir qui a voulu voir des femmes sur un vélo. Et je trouve cela remarquable. Mais aussi, d'un point de vue organisationnelle et gestionnaire cela été bien pratique que notre tour soit juste après celui des hommes.
Je ne trouve pas que ce soit dévalorisant que le tour du Qatar féminin soit à la suite des hommes. Au contraire, je trouve que notre tour a dégagé une bonne image du cyclisme féminin.


- As-tu rencontré des cyclistes femmes du Qatar ? Sais-tu si les femmes musulmanes ont le droit de pratiquer ce sport ? Existe-t-il des clubs qui les acceptent ? As-tu eu envie de savoir une fois sur place ?
Nous avons rencontré des jeunes filles, au départ de la première étape, qui font partie de l'académie sportive nommée Aspire (il me semble). Après sincèrement, je ne me suis pas intéressée au fonctionnement sportif du Qatar. Je sais qu'il y a une équipe d'hommes qui a été crée pour cette année, nommée Team Doha. Mais une fois arrivée là-bas, je m'y suis plus intéressée, place à la concentration sur la course.


- Quelle est ta vision à présent de ce pays ? Quel climat, quelle météo ? Y retourneras-tu pour la 2ème édition ?
Pour un début de saison, les conditions climatiques sont excellentes et font du bien au moral !! D'ailleurs, on en a bien profité du soleil ! Après, il est évident que j'aimerai bien refaire le Tour du Qatar, mais cela ne dépend pas de moi. Il y a beaucoup de filles en équipe de France qui ont du potentiel, donc on verra bien. A moi de faire voir que j'ai ma place, mais nous avons le temps pour penser au Qatar. J'ai d'autres choses à penser avant concernant ma saison.


- Le Qatar est un pays très riche qui souhaite obtenir un jour les JO et le Mondial de football. Quels ont été tes gains sur ce tour ? À défaut ceux de l'équipe de France ?
Durant le tour du Qatar, j'ai appris beaucoup de choses sur le placement car ce sont des courses à bordures et donc le placement est essentiel. Mais aussi au niveau des tactiques des équipes comme Flexpoint, Cervélo, qui sont des grosses pointures.
Je suis sortie du Tour satisfaite car moi et les bordures ce n'est pas ma tasse de thé.
Après, d'un point de vue extra-sportif j'ai pu observer leur façon de vivre, les coutumes....


- Si tu devais garder un seul souvenir : lequel ?
Un souvenir en particulier difficile de dire. J'ai vécu de bon moments dans le vélo comme le championnat du Monde Juniors en 2005, les Championnats d'Europe espoirs en 2007-2008, mes sélections en équipe de France, ma médaille au Championnat de France espoirs sur route en 2007, Coupes du Monde. Difficile de départager. Mais il est vrai que le tour du Qatar est un sacré souvenir !!


- Tu as connu la naissance de Vienne Futuroscope en étant coureur, et la disparition de l'équipe des Pruneaux, et du team des Carroz. Quelle analyse du cyclisme féminin peux-tu nous apporter ? En tant que femme, peut-on envisager au jour d'aujourd'hui une carrière professionnelle dans une équipe en France ?
On ne doit pas se donner le droit de critiquer les teams. La création des teams a été faite, tout d'abord, par des amoureux du cyclisme féminin et des bénévoles. Qui dit bénévoles dit que ce sont des personnes qui ont donné leurs temps afin d'amener un budget maximum dans le but de nous amener à participer à de belles épreuves.
Les teams nous ont permis d'apprendre à courir en groupe, d'avoir une autre vision du cyclisme féminin. Mais attention, ce n'est pas parce que nous sommes dans un team que nous sommes Pros !! Nous le serons lorsque nous aurons un contrat de travail, une rémunération !
Cependant, je trouve qu'en France les teams ont tendance à stagner du fait du manque de financement.
A mon avis, si on veut que les teams progressent, il faudrait que l'encadrement soit vraiment professionnel avec des rôles bien déterminés et une meilleure communication. Également, éviter la « guerre : c'est moi qui dirige le meilleure team » car pour le moment nous avons vu des individualités comme Maryline Salvetat, Julie Krasniak... au dessus de certain team.
Ensuite, envisager une carrière professionnelle dans un Team en France, pourquoi pas, ça serait vraiment bien. Mais je pense pour qu'il y ait des Teams Pros en France, il faut qu'avant tout le fonctionnement soit plus pros et que les teams créent des emplois afin d'éviter de toujours compter sur des bénévoles.

- Qu'est ce qu'il y a de plus dans les autres pays pour le cyclisme féminin qui fait que les sponsors privés misent sur une équipe ?
A vrai dire, je ne sais pas. La première chose qui me vient en tête, ça serait la communication qui est différente. Dans un pays comme l'Italie, on voit plein de sports retransmis à la tv que ce soit amateur ou pro, féminin ou masculin. Alors forcément que les entreprises sont intéressées pour financer des équipes. Après peut être que les démarches de recherche de sponsoring sont plus accessibles, plus ouvertes. Mais ce ne sont que des hypothèses.


- La coupe de France démarre le 22 Mars à Cholet. Ne crois-tu pas que les manches mériteraient mieux d'être équilibrées dans la saison plutôt qu'en début de saison et le final en Août ? Comment toi, en tant que cycliste, organiserais-tu cette Coupe de France ?
La façon dont les manches de coupe de France sont placées ne me dérange pas trop.
Il est vrai qu'il y a 5 manches effectuées en l'espace de 3 mois. Mais arrivés en Juin, nous sommes dans la prépa France donc ce n'est pas dérangeant. Ensuite en Juillet, il y a le Tour de Bretagne et le Tour du Limousin. Après en Août, il y a Le Tour de Charente-Maritime, la Route de France, le Trophée d'Or et la Coupe du Monde à Plouay sans oublier la finale de la Coupe de France. Alors le mois d'Août est suffisamment chargé comme ça.
Ensuite, mettre la finale en Septembre serait ridicule car les cours reprennent, nous sommes sur la fin de la saison. Alors nous n'avons pas spécialement l'envie de faire des rallyes en voiture.
Hormis, le fait que la Ladies Berry et Mont Pujol se suivent (12 et 13 Avril), et bien on fait avec. Mais si je trouve ça limite le fait que deux manches de Coupe de France se suivent sachant que nous avons un énorme transfert. Pas terrible !! Je pense que ce serait pour des hommes, on ne ferait pas comme ça. Surtout que Mont Pujol reste le matin, mais bon...


- Pour terminer que penses-tu de la reconnaissance du sport féminin en France et du cyclisme féminin ?
Je pense que le sport féminin tend vers une plus grande considération. Après, il y a des sports féminins qui sont plus médiatisés que d'autres. C'est à nous d'attirer les médias aussi. Exemple : au Tour du Qatar, il y a eu un petit reportage sur les filles de l'Équipe de France et sur le tour en même temps. C'est peut être bête, mais il faut des évènements inédits dans un pays, où la religion est fortement ancrée, pour que les médias soient attirés.
Ensuite, quand on parle du cyclisme féminin, on parle de Jeannie Longo-Ciprelli car c'est une femme qui est très respectée grâce à son palmarès exceptionnel. Mais je trouve cela un peu gênant, car il y a beaucoup de féminines qui méritent d'être connues.

Le cyclisme féminin ne s'arrête pas à Mme Longo, il y a des filles comme Christel Férrier-Bruneau, Marina Jaunatre, Julie Krasniak, Pascale Jeuland et plein d'autres qui ont des parcours sportifs et professionnels admirables. (Sans oublier Maryline Salvetat qui a mis un terme à sa carrière de cycliste et est devenue docteur).

Pour finir, je tiens à remercier mes sponsors et partenaires qui sont Vit'Effort, Rotor, Kuota, Spécialized et Vélo-Cité, de m'aider pour ma saison 2009 et de m'accorder leur confiance.
Et merci pour cette interview.

Nous t'adressons un grand merci Mélanie pour avoir accepté de répondre à nos questions en y mettant beaucoup de soin et toute ta sincérité. Bonne réussite Mélanie... A bientôt
Visitez le blog de Mélanie.

Par Gwénaëlle et Nathalie - Publié dans : Interviews
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 19:57

            L'été arrive et avec lui... les courses à étapes qui vont arpenter les départementales de nos belles régions françaises. Florence GIRARDET comptera parmi les cyclistines que nous aurons le plaisir d'encourager avec son équipe MCF82. Elle nous a accordé un entretien afin de mieux la connaître. Meilleure jeune au tour du Limousin 2007, elle nous apprend qu'elle participera dans un mois à son premier Tour de Bretagne...

-         
Peux-tu te présenter rapidement aux internautes qui ne te connaissent pas encore ?
 Florence Girardet, 22 ans, licenciée au Montauban Cycling Feminin 82 (MCF 82). Etudiante en école de masso-kinésithérapie à Toulouse et officiellement en 3e et dernière année depuis le 06.06.08, date des résultats des examens. J’ai signé ma première licence cycliste en 2000 en cadette 1 après avoir pratiqué beaucoup de sports différents. Je me définis comme sportive avant d’être cycliste. J’ai commencé le vélo sur un petit signe sympathique, pour l’anecdote. Lorsque j’ai annoncé à mes parents que je voulais faire du vélo, j’avais 13 ans. Leur réaction a été directe, « tu comprends un vélo ça coûte cher et si ça ne te plais pas… En plus tu fais déjà de l’athlétisme, du badminton, du volley-ball et le week-end on va en montagne ou faire du VTT. »  J’ai gardé mon idée en tête et lors du Tour de France, j’ai participé à un concours de pronostic sur Internet et … j’ai gagné le 1er prix, un vélo ! Cette année là, je signais ma 1ere licence.

-          Qu’est ce qui t’attire dans la pratique de la compétition plutôt que le loisir.
En pratique loisir, comme sur les épreuves de masse par exemple, j’ai du mal à donner le meilleur. J’ai toujours le goût d’inachevé, l’impression de finir avec des réserves. En compétition, mon but est de n’avoir aucun regret en descendant du vélo même si ça ne sourit pas tous les jours.

-          Es-tu satisfaite de ton début de saison ?
J’ai été surprise d’être dans le rythme pour la gagne au niveau national, dès mars avril même si j’avais ciblé cette période. C’est le reflet du travail à l’entraînement : porter un maillot distinctif en Coupe de France était la récompense. J’étais en stage pratique kiné et j’allais rouler le matin de 7h à 9h. Je n’avais pas prévu d’être 3e au classement général et leader chez les espoirs avant le trophée des grimpeurs. Du coup j’ai quand même fait la coupure que j’avais programmé et j’étais complètement arrêtée sur cette manche de coupe de France. Bien sur très déçue à l’arrivée d’avoir perdue mon maillot et d’être dans les choux au général, mais c’est jouable sur la finale du 22 Août.

-          Comment vois-tu ton avenir dans le cyclisme féminin à moyen terme ? Envisages –tu d’aller courir sous une équipe étrangère ?
Mon objectif 1er est d’obtenir le diplôme d’état de kiné en juin 2009. Ensuite comment concilier ce métier et le vélo, je ne sais pas. Le seul moyen d’y parvenir est d’être salarié mais c‘est un domaine restreint du métier.  Je n’ai pas d’avis arrêté sur la question et je déciderai en fonction des opportunités qui se présenteront.

-          Ton prochain grand rendez-vous est le Championnat de France en juin ? Quelles sont tes ambitions ? Comment te prépares-tu ?
Ma préparation est chamboulée par ma chute sur le Tour de l’Aude. Je n’ai pas pu rouler pendant 10j. Ceci dit je me prépare toujours pour gagner le CLM et viser le podium en ligne. Ma préparation est vraiment axée chrono, pour travailler en position spécifique sur le vélo. Je vais avoir la chance de rouler sur le circuit des championnats de Semur en Auxois, puisque je pars en stage national de perfectionnement CLM du 10 au 13 juin.

-          Dans quel domaine as-tu le plus progressé durant ces deux dernières années ?J’ai vraiment constaté que les saisons entières qui s’enchaînent sont des acquis pour la suite. On commence la saison suivante avec un meilleur niveau. Ca me sert pas mal sur les courses à étapes.

-          Peux-tu faire une présentation de ton équipe MCF 82 qui est l’une des meilleures formations françaises bien que vous ne soyez pas reconnu UCI ? Crois-tu qu’il y a encore de la place pour d’autres équipes professionnelles féminines en France ?
Le MCF82 n’est pas UCI parce que ce n’est pas notre but. Le club a été crée en octobre 2006 pour rassembler les filles de la région afin de courir en équipe les courses nationales et courses à étapes en France. Il n’est pas nécessaire d’être team UCI pour cela. En plus, je ne pense pas qu’il y ait le potentiel pour que 4 ou 5 équipes françaises courent au niveau international. Le club a aussi une section cyclosportive très dynamique avec de nombreux podiums sur les cyclos de tout le sud de la France.
- MCF 82 est programmé pour les Tours de Bretagne, Limousin Poitou Charentes,(Ardèche ?)  ? Seras-tu présente sur l’ensemble des épreuves françaises internationales et qu’elles seront tes ambitions ? et celle de l’équipe ?
Le MCF a toujours comme ambition de réaliser un bon classement par équipe, sur chaque épreuve. Cette année c’est encore vrai, c’est la force du collectif. En course on se dit que si on attaque il ne faut pas que nos adversaires se posent la question de savoir laquelle d’entre nous est sortie. Mais plutôt, c’est un maillot MCF donc c’est sérieux ! J’ai eu la chance l’année dernière d’être bien placée sur les premières étapes de la grande boucle, du Limousin ou du Charente maritime. Du coup, les filles de l’équipe se sont dévouées pour moi et m’ont vraiment bien aidées. Mais rien n’est figé et le but est de faire le meilleur résultat possible sans que les rôles soient définis au départ.
Le tour de Bretagne est une découverte pour moi, j’aviserai en fonction des sensations ! Concernant le Limousin, j’ai d’excellents souvenirs l’année passée, ou j’étais vraiment très en forme. Je pense que l’épreuve sera ouverte cette année alors pourquoi pas faire mieux : toujours avec le maillot blanc sur le dos et en approchant le podium au général.
Le tour de Charente Maritime me réussi bien aussi. Je finis 3e il y a 2 ans, 2e l’année dernière, j’espère que cette fois ci c’est la bonne !
Pour l’Ardèche, le problème est que beaucoup de filles travaillent et ne peuvent pas se libérer en septembre. A voir si je peux trouver une équipe, mais l’année dernière le niveau était vraiment trop relevé !

-          Si  nous te donnions le pouvoir de changer quelque chose dans le cyclisme féminin : Que changerais- tu ?
Augmenter la reconnaissance des sponsors et des collectivités. A titre d’exemple, voici des anecdotes qui laissent rêveuse.
Le sud ouest est une terre de rugby, et les clubs de village trouvent des budgets impressionnants au vu du niveau de jeu. En fédérale 3, un village voisin propose 1500€ au match de barrage gagné pour la montée en division supérieure à chacun de ces joueurs. Sachant qu’a ce niveau là c’est le rugby cassoulet, que la 3e mi temps n’est pas au jus d’orange et que l’entraînement est 2 fois par semaine !
Au vu du sérieux investit et du temps passé à l’entraînement, je m’énerve parfois à devoir payer pour faire du vélo.

Merci beaucoup Florence d'avoir aimablement répondu à toutes nos questions. Nous te souhaitons pleine réussite !
Par Nath et Gwéna - Publié dans : Interviews
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /2008 08:39

Camille Darcel à Pontivy le 1er mai 2008 - photo Gwénaëlle Riou

Entretien avec Camille DARCEL

 

GR : Où en sont les revendications que tu as portées en janvier pour une meilleure reconnaissance du cyclo-cross en Bretagne ?
(voir pétition du 13 janvier http://courses.femininesassociees.over-blog.com/15-categorie-10262436.html)

 

CD : Enfin ! Nous avons obtenu une réunion le 12 avril dernier au Comité Bretagne, avec notamment Jo Gueguen, F. Quilvilic, les sœurs Glon.

 

GR : Il a donc fallu se montrer patient, c’est bien. Concrètement, avez-vous avancé sur des points précis ?

 

CD : Oui. Pour la prochaine saison, nous partirons avec les garçons dès les premières lignes et non pas systématiquement en dernière position, ce qui nous handicapait pour gagner les primes de courses.

 

GR : Y aura-t-il plus de Bretonnes lors du championnat de France de cyclo-cross 2009 ? Idem pour le Challenge National ?

 

CD : Normalement oui, mais à condition d’avoir le potentiel pour finir dans les 20 premières. Le Comité n’a pas envie d’avoir honte de ses cyclistes !

 

GR : As-tu le sentiment d’avoir fait avancer les choses ?

 

CD : Oui, c’est surtout pour les jeunes qu’on a voulu bouger. Je précise qu’il ne s’agissait pas du tout de mener une action contre qui que ce soit ! Mais il faut que le Comité Bretagne reste logique et juste vis-à-vis du cyclisme féminin. Le « tout élite » est louable mais pas toujours possible. Chacune doit avoir sa chance de progresser. Le championnat de France et le Challenge National sont des objectifs très motivants.

 

GR : Merci Camille et mes félicitations pour ta 2ème place au CLM, jolie moyenne ! Bravo aussi pour ton « combat » que tu mènes avec intelligence. Rein de tel qu’un dialogue constructif quand il existe des désaccords. Ton programme à venir ?

 

CD : Maintenant je travaille à plein temps dans une banque. Les entraînements sont donc plus difficiles à assumer. J’ai manqué les Ladies Berry car mon employeur ne m’a pas donné congés. Je compte participer à mon 2ème Tour de Bretagne en juillet avec un club ou dans une sélection du 22. Après je me préparerai pour la saison de cyclo-cross …

 

GR : Merci encore Camille et à bientôt.

Par Gwéna - Publié dans : Interviews
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 18:35


 L'équipe Allemande Nürnberger participera dans quelques heures au Geelong Tour et au Geelong Première Manche de la Coupe du Monde Dames sur route. Larissa Kleinmann dit Lilli nous a accordé une intervieuw depuis Stutgard d'où elle surveillera de près les performances de ses équipières et leaders. 
Lilli nous parle avec beaucoup de franchise et avec son coeur d'évènement difficiles à vivre lorsqu'on pratique une activité sportive de haut.


1. PEUX- TU TE PRESENTER TRES RAPIDEMENT AUX LECTEURS QUI NE TE CONNAISSENT PAS ENCORE ?


Je suis membre de l’Equipe allemande NÜRNBERGER Versicherung. J’ai rejoint l’équipe Nürnberger après mettre consacrée à la piste (poursuite individuelle…). 

J’ai démarré par l’athlétisme. Je l’ai pratiqué depuis l’âge de 5 ans, soit une vingtaine d’années au total, jusqu’à mon retrait en 2002.

Suite à des blessures à répétition, j’arrête l’athlétisme, m’achète un vélo pour conserver la forme. Le hasard a fait que j’ai rencontré sur ma route Marion Clignet le temps de mes études universitaires à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse.

Suite à cette rencontre, tout c’est rapidement enchaîné.

J’ai été sélectionnée en équipe nationale  Allemande un mois après ma première course cycliste (la Coupe de France 2005 à Cholet) à l’occasion du Tour de l’Aude 2005.

J’attache beaucoup d’importance à la France, tant sur le plan sportif que qu’affectif.

 

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2. COMMENT S'EST DEROULEE TA SAISON 2007 ? TON MEILLEUR SOUVENIR ET TON PLUS MAUVAIS SOUVENIR. 

Je n’ai pas eu une saison  complète en 2007. Je n’ai couru que les courses sur route en Australie (Geelong Tour et Geelong Coupe du Monde), Nouvelle Zélande (Tour of New Zealand), le Championnat du Monde sur piste, le Championnat Européen sur piste, le championnat national sur route et Thüringen Rundfahrt.

 

De mai 2007 à Octobre 2007, j’ai effectué mon service militaire obligatoire. Retenue dans une base militaire durant deux mois, je n’ai pas pu m’entraîner en vélo, ni courir.

 

 

Meilleur souvenir: Le Geelong Tour où j'ai fait 2ème au classement général derrière Nicole Cooke et devant Judith Arndt, Ina Teutenberg, Oenone Wood, Susanne Ljungskog, Trixi Worrack, etc...

Au chrono du Geelong Tour j'ai fini 2ème derrière une américaine (Dotsie Bausch) et avant toutes les meilleures coureuses du monde.

 

Mauvais souvenir: Ma lésion au genou dans une chute au Thüringen Rundfahrt qui était à l'origine de ma non sélection en équipe nationale par la Fédération Allemande.

 
3. COMMENT AS-TU VECU TES PROBLEMES AVEC LA FEDERATION ALLEMANDE ? GARDES-TU LA MÊME MOTIVATION POUR LE CYCLISME ?

 

Fin septembre, la fédération allemande m’a évincée de mon statut d’athlète de haut niveau militaire et de l’équipe nationale. J’ai demandé des explications auprès de la fédération. C’est interdit de critiquer  la fédération en Allemagne... puis, je suis allée  exposer mes soucis à la presse. Le conflit n’est pas  terminé. La télévision m’a contactée. Et un reportage a été réalisé en Janvier 2008.

                                                                                                                                                                                                                   
J’avais perdu toute ma motivation et toute ma passion pour le cyclisme. Ce ne fut pas facile à gérer moralement.

J’ai arrêté le sport en septembre. Mais pendant  cette période difficile, j’ai reçu beaucoup de soutien avec les meilleurs cyclistes allemands (Robert Bartko, Judith Arndt, Hanka Kupfernagel, Ina Teutenberg, Angela Brodtka et bien  d’autres).

 En novembre le directeur sportif de l’Equipe NÜRNBERGER Versicherung m’a rencontré et m’a convaincu de continuer le cyclisme et m’a engagé dans son équipe. Donc, j’ai décidé de continuer un an de plus en me concentrant uniquement pour la route.

 
4. POUR TOI QUE REPRESENTE TON INTEGRATION DANS UNE EQUIPE PROFESSIONNELLE ET EN PLUS AU CÔTE DE CHAMPIONNES COMME EDITA PUCINSKATE, REGINA SCHLEICHER ET TRIXI WORRACK ?
 

C’est un très grand honneur pour moi de courir dans une équipe composée  de grandes championnes du cyclisme féminin. J’ai encore beaucoup à apprendre dans le cyclisme. On apprend le meilleur avec les meilleures !

Courir avec le maillot de l’Equipe NÜRNBERGER Versicherung me donnera  l’opportunité de pratiquer le cyclisme sur route sous  toutes ses facettes. On s’entend très bien dans l’équipe. Nous avons passé une semaine très amusante ensemble à Nürnberg en décembre et dernièrement un stage à Majorque. Je suis sure que l’année 2008 sera un bon cru pour l’équipe.

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5. DANS QUEL DOMAINE AS- TU LE PLUS PROGRESSE DEPUIS 2005, ANNEE DE TA REVELATION DANS LE MILIEU DU CYCLISME ?

 

Naturellement j’ai progressé dans presque toutes les domaines : ma force, ma puissance, ma technique de pédalage, rouler au milieu du peloton, la tactique, etc. Il y a aussi des domaines dans lesquels je n’ai pas progressé : la capacité anaérobique et aérobique.

Cet hiver, j’ai changé ma méthode d’entraînement en effectuant à nouveau de la course à pied ;  Ce qui m’a apporté une bonne progression par rapport aux autres années.

 

6. FAIS-TU LES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN UN DE TES PRINCIPAUX OBJECTIFS POUR L'ANNEE 2008.

 

Non, puisque  j’ai critiqué la fédération allemande… « il n’y aura pas d’athlète aux Jeux Olympiques qui ont pris l’audace de critiquer la meilleure fédération du monde… » (Attention ironie!).

 Il y a un autre pays qui souhaiterait que je le représente à l’avenir, mais la NÜRNBERGER Versicherung veut que je garde ma nationalité allemande. J’aurai aimé me qualifier en poursuite individuelle sur piste pour les Jeux Olympiques de Pékin. 

 Aujourd’hui, je me concentre pour me mettre au service de mes leaders.

 

7. TE REVERRA-T-ON PROCHAINEMENT PARTICIPER AUX EPREUVES FRANCAISES ?

 

J’aimerais bien revenir en France. J’aime la France, mais les courses internationales françaises (Tour de l’Aude, Plouay) ne me conviennent pas. Je ne sais pas si mon équipe va courir la Route de France en 2008 ? Il est possible que je participe à cette épreuve. Mon programme de courses est planifié jusqu’à juin.

 

8. AS-TU DEJA ENVISAGE UNE FIN DE CARRIERE DANS LE CYCLISME. SI OUI QUE NOUS RESERVES TU  POUR L'AVENIR TANT DU CÔTE PROFESSIONNEL QUE SPORTIF ?

 

Oui 2008 sera ma dernière saison, c’est sûr à 99%. J’aime le cyclisme féminin mais il y a trop de problèmes dans ce sport. J’ai déjà 29 ans...il est temps de penser à mon avenir professionnel, ... Je veux utiliser cette année pour trouver ce que j’ai envie de faire, et où ?

 

Cela va être très, très difficile à trouver tout ca parce que je veux me sentir heureuse et satisfaite dans ma vie.

Je vais finir ma carrière sportive avec le Marathon de New York. Je serai accompagnée par Judith Arndt et Trixi Worrack.

J’en ai déjà parlé avec l’organisateur. Il va nous envoyer les dossards pour courir le marathon. C’était au Marathon de New York 2003 que j’ai stoppé ma carrière dans l’athlétisme pour déboucher ensuite vers le cyclisme. Ainsi la boucle sera bouclée…Je m’arrêterai là où j’ai commencé.

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  Le reportage de la télévision allemande WDR consacré à Larissa est accessible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.wdr.de/tv/sport_inside/sendungsbeitraege/2008/0218/kleinmann.jsp

Par Nathalie et Gwéna - Publié dans : Interviews
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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /2008 18:34

coureon.jpg 1- Pouvez-vous vous présentez en quelques mots pour les futurs lecteurs et lectrices ?

 

Ardéchois de naissance et de descendance, je voue une passion pour mon département que je trouve le plus beau de France.

Après m’être essayé dans plusieurs sports avec un certain bonheur (athlétisme hand ball rugby tennis de table foot- Ball), je signe ma première licence cycliste à 20 ans. Je pratique ce sport pendant 16 années dont 15 en toutes catégories ;  entraîneur un certain temps, je raccroche pour revenir en tant que dirigeant en 2003.

 

2- Pourquoi organisez-vous une épreuve pour dames plutôt que pour hommes ? Quelles sont les réactions des institutions et partenaires sponsors lors de vos démarches ? Comment réagissent-ils ?

Pourquoi ne pas poser cette question aux organisateurs de courses masculines pourquoi organisent-ils une épreuve pour hommes et non pas pour dames ? 

Plus sérieusement, contrairement à Laurent Fignon, je pense que le cyclisme est un sport plus féminin que masculin. Un homme peut avoir la classe et la pureté du style sur un vélo, la femme a en plus la grâce et la beauté.

Les cyclistines ont besoin de reconnaissance. Elles pratiquent un sport dur, elles le font avec application et talent. Mais elles sont loin d’avoir « l’aura » et la popularité des hommes. C’est pour cela que j’œuvre pour le cyclisme féminin.

Les institutions réagissent très bien surtout dans l’Ardèche où le Conseil Général nous soutien efficacement. Son Président Pascal Terrasse et ses vice-présidents sont persuadés que la parité passe avant tout par le sport.

Le bémol vient du Conseil Régional, malgré les efforts importants du conseiller Hervé Saulignac, nous sommes très loin de nos espérances financières.

Là, on voit très bien que le fossé est encore énorme entre le cyclisme féminin et masculin.

Côté sponsors, nous sommes satisfaits de l’intérêt que portent les belles enseignes de la région et hors région pour le TCFIA. Nous attendons maintenant que les septiques rejoignent les pionniers courageux.

 

3- Comment avez-vous vécu l’édition 2007 ? Et quel en est votre meilleur souvenir…

L’édition 2007 s’est merveilleusement déroulée, tout en était réuni pour un formidable tour.

Le nombre des équipes, la qualité des concurrentes, la beauté des étapes, le temps magnifique, l’engouement des spectateurs….. 

Mon meilleur souvenir : la bagarre que se sont livrées Fabiana Lupérini et Méribel Moreno dans le col du Moulin à Vent. C’était du bel ouvrage, du style Anquetil Poulidor dans la montée du Puy de Dôme sur le Tour de France 1964. 

Deux belles championnes ; une au crépuscule de sa carrière et l’autre à l’orée de sa carrière.

J’aurai aimé avoir à mes côtés un journaliste ou un directeur de chaines de télévision….Peut-être auraient-ils changé leur fusil d’épaule ?

 

4 - Que pouvez-vous nous dévoiler, en avant-première, du prochain Tour édition 2008 ?                                     

             cette question est encore un peu prématurée         

 

5- Quels sont vos moyens de communication pour faire connaître votre épreuve ? En êtes-vous satisfaits ?

Nous avons le concours de la Chaîne 7.FR qui nous est fidèle, radio bleu qui a fait un travail remarquable tant avant, que pendant la course, avec des spots publicitaires et une présence en direct sur toutes les étapes. Ce qui a ravie les organisateurs, les concurrentes, les directeurs sportifs mais également les spectateurs et les auditeurs. C’est vraiment une radio d informations de valeur et très largement écoutait dans notre région. 
Je tiens à remercier son directeur pour son soutien. 

Côté journaux nous avons l’appui de l’hebdomadaire la tribune dont le siège est situé à Montélimar. Ce dernier sponsorise la combativité depuis le début du tour même quand nous étions dans l’inconnue. J’en remercie ici son ancien directeur Alain Renaud et son successeur Monsieur Cahn.
 

Le grand régional qui est le dauphiné libérée nous a rejoint et a très largement couvert notre dernière édition.

France 3 est venue nous rendre visite et a réalisé deux reportages. C’est très largement en dessous de ce que le TCFIA mérite avec l’élite mondiale du cyclisme féminin  présent en Ardèche. 

Nous pensons sincèrement que France 3 pourrait faire un  effort et se pencher réellement sur l’épreuve.  C’est non seulement leur job mais surtout leur devoir. Nous caressons l’espoir d une plus grande collaboration pour 2008.                                                                           

 

6- Dans le cadre de l’organisation, quel est l’aspect primordial de l’épreuve que vous privilégiez  pour en assurer son bon déroulement ?

Ce que l’on privilégie en Ardèche c’est avant tout la sécurité.  Un peloton de 120 concurrentes lâché sur nos routes étroites, sinueuses, escarpées et encombrées ne peut se faire qu’avec un maximum de sécurité. La présence d’un grand nombre de motards civils expérimentés et des motards CRS mis à notre disposition, nous assure un service et une sécurité sans lesquels nous serions bien en peine de réaliser notre belle épreuve. 

Merci à Guillaume Jobain président de media motos sécurité et Bruno Rivière président de Bretagne motos  pour leur travail,  merci aussi et surtout au commandant qui met à notre disposition les motards CRS). 

Enfin nous avons le concours des ambulanciers ardéchois qui se mobilisent pour nous    durant toute l’épreuve.

 

7- De quel budget disposez-vous pour couvrir la compétition ? Quelles difficultés rencontrez-vous lors de vos différentes démarches ?

Le budget est de l’ordre de 120 000 € et les difficultés sont toujours les mêmes : réunir une telle somme  pour un sport féminin n’est pas une sine cure, car si certains ont compris la démarche d’ouverture et nous sont fidèles, beaucoup sont encore réticents.      

 

8- Combien de personnes sont intégrées au sein de l’organisation ?

20 personnes consacrent bénévolement leur temps toute l’année. En date du tour, le nombre passe à 350 environ.   

                                       

9- Quel regard portez-vous sur l’évolution du cyclisme féminin français en général et comment situez-vous celui-ci par rapport au cyclisme féminin étranger ? 

C’est la question qui blesse.  je pense que le cyclisme féminin français est très bas et loin de moi l’idée de lancer la pierre à nos petites françaises qui font leur possible pour être à la hauteur, mais à qui on ne donne pas les moyens techniques, moraux, financiers, ni les conseils adéquates nécessaires. 

Le mal est ailleurs que chez nos filles.

Il se trouve en un premier lieu dans les instances politiques françaises qui se moquent complètement du cyclisme féminin et du sport féminin en général.

En deuxième lieu, au sein de notre fédération de tutelle qui ne se soucie que peu ou prou de nos féminines. 

Le problème est que le phénomène Jeannie Longo a longtemps été l’arbre qui cachait la forêt. A l’heure actuelle vu son âge un peu avancé et la retraite de Zabou,  il n’y a plus de fille en France capable de faire jeu égal avec les meilleures étrangères. 

Nous sommes largement en retard par rapport au cyclisme italien, espagnol, hollandais, allemand, américain, russe ou lituanien.

J’ai la chance de travailler depuis plusieurs années avec le cyclisme féminin lituanien un tout petit pays de 3 000 000 d habitants et qui sort des championnes à la pelle et nous la France berceau du cyclisme  nous sommes à la dérive.

 

10- Quelle est votre conclusion personnelle ?

Pour ma conclusion, je vous citerai un adage qui me vient de mon grand père ardéchois du plateau du Coiron   : « chacun son métier les vaches seront bien gardées ».  A bon entendeur salut !

Par Nath et Gwéna - Publié dans : Interviews
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /2008 18:33

Il y a quelques jours, Camille Darcel se dévoilait porte-drapeau du cyclo-cross féminin en Bretagne (voir l’article « Pour un cyclisme solidaire en Bretagne »). Il nous semblait intéressant de mieux vous la faire connaître. La championne de Bretagne de cyclo-cross a gentiment répondu à nos questions.  
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-          Camille, les internautes ont pu faire ta connaissance sur le blog de CFA suite à ton coup de gueule, peux tu mieux te présenter ?

Camille Darcel, j’ai 22 ans, je travaille actuellement au crédit agricole des côtes d’Armor. Je suis au club de Dinan et je pratique la route de mars à Juillet et le cyclo cross l’hiver. 

 

-          Comment  es-tu venue à la pratique du cyclisme ?

Je suis venue au vélo par le biais de mon père qui m’a inscrit à l’école VTT de ma commune au VC Evron. Ce n’est pas de famille car chez moi tout le monde a pratiqué le football (père, mère, mes 2 sœurs et mon frère).

 

-          Quel est  ton meilleur souvenir en rapport avec ce sport ? ton moins bon souvenir ?

J’ai intégré le Team Breiz Mountain VTT pendant 3 ans et j’ai participé à de belles courses dont le Tour de France VTT. Mon meilleur souvenir est une 4éme place en coupe de France VTT et ma victoire l’année dernière au Championnat de Bretagne cyclo cross.

Le moins bon souvenir c’est les moments de défaillance où on a plus de force comme l’année dernière au Championnat de France à Lanarvily,  chez moi, je suis passée à côté.

 

-          Quand débuteras-tu ta saison  sur route? As-tu fixé des objectifs  précis ?

Je débuterai mes courses mi mars par des courses avec les 3ème catégories. Je n’ai pas d’objectifs précis cette année, je commence dans ma vie professionnelle donc je vais essayer de réussir dans les deux même si j’ai quelques ambitions pour le Bretagne Chrono.

 

-          Les années passées, la Bretagne connaissait un cyclisme féminin en vogue avec les générations Annick Chapron, Annick Leborgne, Lydie Lucas, Karine Corlay, Chantal Pouline, Martine Lharidon etc… Regrettes-tu de ne pas avoir connu et couru avec  ces générations qui ont mis en valeur et en avant le cyclisme féminin ? Pareil pour d’autres comités qui aujourd’hui n’ont plus de filles (Normandie, Iles de France, Limousin, Aquitaine, Poitou Charente...)

Etant dans le Vtt dès mon jeune âge, je n’avais pas cette culture de la route mais j’ai appris à connaître Chantal, Annick qui m’ont raconté leur combat pour faire avancer le cyclisme féminin. C’est vrai que c’est maintenant qu’il faut faire bouger les choses car les féminines disparaissent de plus en plus.

 

-          Aujourd’hui, contrairement à ces championnes tu es obligé de te battre auprès des institutions, ou en sont tes démarches ?

Nous avons fait une pétition avec toutes les filles de Bretagne pour essayer de développer le cyclisme féminin en cyclo cross en passant par des sélections en équipe de Bretagne, des déplacements nationaux pour progresser, des stages. La pétition a été envoyée cette semaine, ils devaient se réunir cette semaine.

 

-          Quatre teams « professionnels » français  sont reconnus par l’UCI… N’aurait-on pas tendance à oublier le s autres filles de par les sélections des  comités, des inter régions pour des épreuves internationales organisées en France ?

Nous avons de la chance en Bretagne d’avoir quelques personnes passionnées de cyclisme féminin comme Michel Bourdonnais au comité des Côtes d’Armor qui nous emmènent sur les manches nationales. On peut ainsi progresser et se confronter aux autres filles. Il est dommage après que sur des épreuves internationales organisées en France de ne pas voir quelques équipes régionales comme à Plouay où ça peut être un rêve pour quelques filles de courir à domicile sur une épreuve de coupe du monde.

 

Par Nath et Gwéna - Publié dans : Interviews
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 18:25
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 « La course 2008 devient LE TOUR FEMININ
 EN LIMOUSIN POITOU-CHARENTES » …
Il nous révèle, en exclusivité pour CFA,les 4 étapes du Tour 2008 !

 

- Pouvez-vous vous présentez en quelques mots pour les futurs lecteurs et lectrices ?

Claude LECOURT, Creusois d’origine et de cœur, né à Dun le Palestel, capitale du cyclisme creusois par  sa nocturne (il y a 61 ans), Directeur du Tour Féminin en Limousin Poitou-Charentes, licencié FFC depuis 1978, supporter du cyclisme féminin depuis toujours.

 

- Pourquoi organisez-vous une épreuve pour dames plutôt que pour hommes ? Quelles sont les réactions des institutions et partenaires sponsors lors de vos démarches ? Comment réagissent-ils ?

Nous organisons aussi des épreuves de haut niveau pour hommes le cas échéant.

Je préfère les épreuves pour dames : ces dernières se montrent beaucoup plus volontaires. Quand 100 filles prennent le départ d’une course, 100 sont à l’arrivée. Si quelques-unes abandonnent, ce sont toujours pour des raisons sérieuses (chute ou maladie) et non pour se faire oublier. D’autre part, elles pratiquent un cyclisme propre.

Au début de notre organisation les partenaires étaient surpris. Pour beaucoup, le vélo féminin était inconnu. Maintenant le cyclisme féminin est mieux connu. Toutefois, les partenaires regrettent beaucoup  l’attitude de certains médias qui boudent le cyclisme féminin.

 

- Comment avez-vous vécu l’édition 2007 ? Et quel en est votre meilleur souvenir…

            L’édition 2007 a été, comme les précédentes, une excellente édition  d’un niveau très relevé qui a vu la victoire d’une grande championne. Pour la 1ère fois depuis 13 ans, je ne pilotais pas ma voiture de Directeur de l’Organisation dans la course. Quel soulagement……J’ai ainsi pu suivre beaucoup plus sereinement la course.

            Mon meilleur souvenir? L’étape de St Sulpice le Guéretois qui a montré d’une part, de par son profil, que toutes les filles ont atteint un niveau sportif très élevé et d’autre part de par la présence des élus creusois à l’arrivée que notre épreuve et son équipe organisatrice étaient considérées comme incontournables en Creuse, voire en Limousin. Mille mercis à Messieurs Jean-Jacques LOZACH, Président du Conseil Général de la Creuse, 1er vice-président du Conseil Régional du Limousin, André LEJEUNE, Sénateur de la Creuse, Président de la Communauté de Communes  de Guéret-St Vaury pour leurs encouragements.

 

 

- Que pouvez-vous nous dévoiler, en avant-première, du prochain Tour édition 2008 ?

            L’édition 2008 s’annonce très belle. Pour la 1ère fois, au moins une étape sera disputée en Charente, ce qui fait que la course devient LE TOUR FEMININ EN LIMOUSIN POITOU-CHARENTES.

            A ce jour, la 1ère étape sera le traditionnel clm individuel de Landouge.

            Le 2ème jour, nous serons à CHASSENON, pour une étape en forme de 8 sur 2 circuits. Le premier est relativement « plat » jusqu'au pied de la côte du Chemin Neuf à Rochechouart, côte mytique avec ses 500 mètres à 16%. Le second traversera 2 fois la ville de Saillat sur Vienne où seront disputés 2 GPM au sommet du village.

            La 3ème étape sera sans aucun doute la plus pentue, dans le Pays de l’Occitane et des Monts d’Ambazac, avec départ et arrivée à Laurière. Les concurrentes disputeront 2 GPM de 1ère catégorie avec les célèbres côtes du Bois des Echelles et de St Goussaud. Elles passeront devant ou près des domiciles du Directeur de l’Organisation, du Responsable du fléchage, du Trésorier, du responsable de la ligne d’arrivée, etc.

            La 4ème étape qui partira et arrivera à Ste Feyre, traversera le parc à loups de la Comcom de Guéret-St Vaury, et si les GPM seront moins pentus que la veille, ils ne seront pas moins nombreux.

 

 

- Quels sont vos moyens de communication pour faire connaître votre épreuve ? En êtes-vous satisfaits ?

            Ah ! La communication !!!!!!!!!!!! et la parité !!!!!!!!!!!!!! Quand les médias voudront-ils bien appliquer la parité sur la communication ?

            Une nouvelle fois nous allons tout faire dans ce sens. Je me demande si nous savons faire…………..

  

- Dans le cadre de l’organisation, quel est l’aspect primordial de l’épreuve que vous privilégiez  pour en assurer son bon déroulement ?

            Sans hésitation, la sécurité. A ce sujet, je pense que tout est à revoir quant à son coût.

 

 

 - De quel budget disposez-vous pour couvrir la compétition ? Quelles difficultés rencontrez-vous lors de vos différentes démarches ?

            Trop peu, toujours trop peu. Pourquoi les instances fédérales nous taxent autant et nous aident aussi peu ? Cette situation fait d’ailleurs bondir les élus qui nous soutiennent.

Il faut savoir que FFC et UCI encaissent plus que le total des prix distribués aux 25 premières de l’épreuve.

Merci toutefois au Comité Régional FFC du Limousin qui nous apporte beaucoup au prorata de ses petits moyens.

   

 - Combien de personnes sont intégrées au sein de l’organisation ?

            Environ 1000 bénévoles. Merci à tous.

  

- Quel regard portez-vous sur l’évolution du cyclisme féminin français en général et comment situez-vous celui-ci par rapport au cyclisme féminin étranger ? 

            Quand mettrons-nous tout à plat ? Quand arrêterons-nous de considérer les filles autrement que comme des sous-coureurs ?

            Quand déciderons-nous d’appliquer à 100% la parité ?

  

- Quelle est votre conclusion personnelle ?

            Tant que des organisateurs passionnés continueront à être passionnés, tant que les femmes accepteront d’être mal considérées, mais seront passionnées par ce qu’elles font, les courses féminines continueront d’exister.

            ET SURTOUT, TANT QUE TOUS LES ACTEURS DU CYCLISME FEMININ MONDIAL SE SERRERONT LES COUDES, NOUS CONTINUERONS A ASSISTER A DES EPREUVES DE HAUT NIVEAU PROPRES ET DE QUALITE.

Merci à Claude LECOURT d'avoir répondu à toutes nos questions
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Par Nathalie et Gwénaëlle - Publié dans : Interviews
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 14:08

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- Pouvez-vous vous présentez en quelques mots pour les futurs lecteurs et lectrices ?

            J’ai ( malheureusement ) dépassé les 73 printemps. Originaire de Verdun, la retraite m’a fait atterrir en Bretagne en 1989 où j’ai pris une licence au Club Cycliste Bigouden. J’y ai exercé les fonctions de trésorier, de secrétaire et de président à partir de 1997. C’est à cette date que j’ai intégré le Tour de Bretagne Féminin. J’en ai pris la présidence en 2000.

 

- Pourquoi organisez-vous une épreuve pour dames plutôt que pour hommes ? Quelles sont les réactions des institutions et partenaires sponsors lors de vos démarches ? Comment réagissent-ils ?

            Le sport cycliste féminin fait parti intégral du sport cycliste, il est donc légitime de trouver des organisateurs qui se soucient de mettre des épreuves à la disposition des filles. Mais ce n’est pas le seul motif. Sans entrer dans des comparaisons inutiles, fort est de constater que, contrairement à d’autres,  on a beaucoup de satisfaction à organiser des épreuves dames. Ce qui n’est pas le cas universel. Pour ce qui concerne le courage, la sportivité, le comportement vis à vis du public, il n’y a pas photo. Elles acceptent volontiers ce que nous mettons à leur disposition notamment la restauration et les hébergements ;  nécessairement modestes au regard de nos moyens financiers.

 

- Comment avez-vous vécu l’édition 2007 ? Et quel en est votre meilleur souvenir… ?

            Une bonne édition avec 17 équipes qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour inquiéter, dans un premier temps Magali Mocquery, et Marina Jaunatre dans les deux dernières étapes. Citons en particulier les équipes Russes et Néerlandaises. La victoire est revenue à Marina Jaunatre pour la 3ème année consécutive. Il y a beaucoup de bons souvenirs, en particulier l’arrivée à Yffiniac avec un public nombreux et enthousiaste et une belle bagarre sur le circuit d’arrivée.

 

- Que pouvez-vous nous dévoiler, en avant-première, du prochain Tour édition 2008 ?

           Ce sera le 20ème anniversaire du TBF. Il aura lieu du 16 au 20 juillet 2008. Nous retiendrons 20 équipes avec une priorité à celles qui nous sont fidèles depuis des années. L’épreuve parcoura les 4 départements bretons suivant des étapes qui sont en cours de négociation.

L’arrivée aura lieu le 20 juillet à Landerneau dans le Finistère.

 

- Quels sont vos moyens de communication pour faire connaître votre épreuve ? En êtes-vous satisfaits ?

            Très peu en direction du public, si ce n’est des affiches dans les villes étapes 15 jours avant le départ. La presse locale n’en parle pratiquement pas, excepté  pendant le déroulement de l’épreuve.

 

- Dans le cadre de l’organisation, quel est l’aspect primordial de l’épreuve que vous privilégiez  pour en assurer son bon déroulement ?

  La sécurité avec nos 15 motards civils spécialisés et nos 8 gendarmes motorisés.

 

 - De quel budget disposez-vous pour couvrir la compétition ? Quelles difficultés rencontrez vous lors de vos différentes démarches ?

            En 2007 le produit était de 80 372 € pour une charge de 88 130 €. Ce qui nous amène à constater que le Tour de Bretagne masculin coûte 312 000 € de plus que le TBF, avec il est vrai 2 étapes de plus et un standing sans commune mesure avec nous.

Cependant cela lui permet de recevoir une subvention de 80 000 € de la part du Conseil Régional alors que nous n’en recevons que 18 000 €. Même constat de disparité de la part de certaines villes qui nous recevraient volontiers mais gratuitement. Alors qu’elles accueillent l’épreuve masculine à des tarifs sans commune mesure avec les nôtres.

La décision des instances internationales et fédérales de nous faire payer la facture des contrôles antidopage est un mauvais coup porté à nos organisations qui ont déjà un mal fou à boucler leur budget.

 

 - Combien de personnes sont intégrées au sein de l’organisation ?

            45 personnes bénévoles en tant que membre de l’organisation.

 

- Quel regard portez-vous sur l’évolution du cyclisme féminin français en général et comment situez-vous celui-ci par rapport au cyclisme féminin étranger ?

            Le cyclisme féminin français ne se porte pas trop mal, avec une tendance à rencontrer de plus en plus de public, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’il est moins touché par le fléau du dopage.

Cependant force est de constater que nombre de nations étrangères font beaucoup mieux que la France : Comme ce serait formidable si la France mettait autant d’ardeur et de moyens à soutenir le cyclisme féminin, comme certains pays européens.

 

- Quelle est votre conclusion personnelle ?

            Malgré les difficultés, les obstacles, les ricanements nous allons poursuivre notre action en faveur de la défense et du développement du cyclisme féminin, avec le souhait que cette volonté soit partagée par ceux qui ont la mission de nous soutenir et nous aider.

                                        MERCI à  Claude CUNY d'avoir répondu à nos questions
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Par Nathalie et Gwénaëlle - Publié dans : Interviews
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